A l’origine, trois ave maria*
*Je vous salue Marie
Les origines de l’Angelus sont liées à la diffusion de l’Ave Maria comme prière privée.
Saint Antoine de Padoue (1195 – 1231) et sainte Mechtilde de Helfta (1241 – 1298) recommandent de réciter tous les jours trois Ave Maria. En 1269, lors d’un chapitre général, saint Bonaventure aurait proposé de réciter trois Ave, le soir après complies, en méditant sur le mystère de l’Incarnation. A cette occasion, il fit tinter la cloche pour appeler religieux et fidèles à réciter les trois Ave après complies.
L’Angélus du matin
Dès le XIVème siècle, l’Angelus du soir est doublé par l’Angelus du matin. Cette pratique commence dans les monastères pour s’étendre aux laïcs ensuite. Mais une certaine fantaisie s’instaure dans le contenu et les intentions de la prière mariale. Ainsi, avant l’apparition de l’Angelus du midi rien de fixe ne se trouve dans cette coutume.
L’Angélus du milieu du jour
La prière de l’Angélus se développe entre le XIVe et le XVIe siècle.
Le roi Louis XI, en France, en 1472, prescrit de la réciter à midi pour la paix du Royaume : c’est « l’Ave Maria de la paix », progressivement récité le matin, à midi et le soir. C’est au XVIIe siècle que la forme actuelle est normalisée.
Oraison finale
Elle prend son origine à la fin de l’époque patristique. Vers l’an 660 la liturgie papale introduisit la fête de l’Annonciation et l’on priait après la communion avec ces mots :
« Répands ô Père ta grâce en nos âmes ; toi qui à l’annonce de l’ange, nous as révélé l’incarnation de ton fils, guide-nous par sa passion et par sa croix à la gloire de la résurrection.
Par Jésus le Christ notre Seigneur. » (Sacramentaire Grégorien GrH 143)
C’est devenu chez les catholiques l’oraison du 4° dimanche de l’Avent et la prière finale de l’Angélus. Il y n’a pas de prière plus synthétique: l’Incarnation, la passion, la Résurrection.
Par Jésus le Christ notre Seigneur. » (Sacramentaire Grégorien GrH 143)
C’est devenu chez les catholiques l’oraison du 4° dimanche de l’Avent et la prière finale de l’Angélus. Il y n’a pas de prière plus synthétique: l’Incarnation, la passion, la Résurrection.
