Témoignages
LIEU DE GRÂCES ET DE GUÉRISONS
La 1re chapelle de 1840 accueillait déjà de nombreux exvotos pour remercier Marie des grâces et des guérisons obtenues. Certains d’entre eux sont particuliers comme celui présentant une photo et des débris d’un avion écrasé. Il émane du lieutenant Francis Porteu de la Morandière qui fut miraculeusement sauvé du crash de son Bréguet en 1918. Pendant la chute de l’avion, il pria Notre-Dame de La Peinière et lui promit de se rendre à pied au sanctuaire s’il s’en sortait vivant. Il accomplit sa promesse et fit, pieds nus, les 25 km qui séparaient la demeure familiale du sanctuaire.
Si les exvotos ne sont plus de rigueur aujourd’hui, les témoignages écrits demeurent le mode d’expression de la gratitude envers la Vierge Marie pour sa
protection et son aide pour cheminer auprès du Christ. En voici quelques exemples.
— Grâce de vocation
« Revenir aux pieds de NotreDame de La Peinière… pour moi, c’est comme revenir au premier battement de mon cœur croyant. […] C’est retrouver la source secrète où s’est abreuvée ma soif de Dieu. C’est me ressourcer aux origines de ma foi. […] J’ai appris à prier en me tournant vers elle. […]
Elle me prenait par la main pour me conduire à son Fils Jésus ; elle me montrait comment parler spontanément au Père ; elle apprivoisait simplement mon cœur à la présence de l’Esprit Saint. […]
Quand à l’âge de 12 ans, j’ai songé pour la première fois à devenir prêtre, à suivre Jésus dans le don de ma vie, j’ai aussitôt prié Marie. Je lui ai demandé un signe. Elle ne m’a pas parlé ; elle m’a conduit. Elle m’a conduit devant le Saint-Sacrement. […]
L’appel s’est précisé peu à peu jusqu’à être confirmé par l’Église. Marie a toujours été là. Aujourd’hui, cela fait dix ans que je suis prêtre dans le diocèse de Nanterre. […]
Elle était présente à l’origine de mon appel ; elle n’a cessé de m’accompagner. D’elle, je reçois toujours un chemin sûr vers Jésus, une présence qui apaise, un modèle pour vivre ma vocation selon le cœur de Dieu. Sous son regard, je continue d’avancer, sûr d’une seule chose : celui qui se laisse conduire par Marie ne s’éloigne jamais du Christ. »
• Père Damien Delesque
— Grâce de conversion
« Une ancienne copine d’école, nous a proposé, à moi et Isa, de vivre une messe, un jeudi au sanctuaire. Depuis ce jour, nous ne l’avons plus quitté.
La même année, la fille d’Isa, Alexandra (45 ans), était atteinte d’un cancer. En septembre, nous l’avons amenée un jeudi au sanctuaire. Dès la 1re messe, elle s’est convertie. Baptisée en février 2024, elle nous a quittés en mars 2024, laissant derrière elle 3 enfants. […]
Isa et moi témoignons de la transformation intérieure d’Alexandra, son amour pour Jésus, elle rayonnait dans la douceur. Sa mémoire restera gravée à jamais au sanctuaire de La Peinière avec tous les frères et sœurs touchés dans leur cœur chaque jeudi, présents et priants. »
• Chantal
« Notre-Dame de La Peinière, Mère du bel Amour
C’est dans une chapelle, un beau dimanche de juillet, que Notre Dame de La Peinière m’a invité à rester, Quand est venu le temps de la prière et celui des chapelets, En voulant partir, mes jambes ont refusé de me porter.
Moi, qui depuis des années, m’étais éloigné de mon Roi, Au fil des Mystères Glorieux, Notre Père et Ave Maria, Une force invisible me fit rouvrir mon cœur, Et au milieu des fidèles, je priais avec grand bonheur.
Ô Marie,
vous qui m’avez appelé ici,
Dans la prière,
mon cœur exulte de joie,
Ô Marie,
vous qui m’avez fait renaitre ici,
Toute ma vie,
je la passerai vers Toi. […] »
• Pascal, 62 ans, chemine vers la confirmation en 2026 (extrait de son poème)
interview – Christine et Michel Heurtault et le père Patrice Gomé
La vie du sanctuaire aujourd’hui
En 2021, Christine et Michel Heurtault, diacre permanent, ont été missionnés par l’Archevêque pour servir le dynamisme du sanctuaire et y développer une pastorale axée sur la famille. Ils sont épaulés, sur ce projet, par le recteur du sanctuaire, le père Patrice Gomé, arrivé lui en 2023.
Christine et Michel, comment avez-vous reçu cette mission au sanctuaire ?
M. : Nous fréquentions le sanctuaire depuis longtemps. Nous y venions avec les scouts et lors des rentrées diocésaines. Par deux fois, nous avions déjà tout quitté pour partir en mission en famille au Brésil puis en Guyane (pour des raisons professionnelles). Ces changements radicaux ont préparé nos cœurs à répondre « oui » à cet appel de Dieu à servir le sanctuaire de La Peinière.
Ch. : Chaque vendredi, durant l’office de la vie, nous prions Marie devant une icône de « Mère de Miséricorde » écrite en Israël. En attendant de discerner sa destination définitive, cette icône avait séjourné quelques temps dans notre foyer avant l’appel de notre évêque. La Providence nous avait devancés. Alors, on a dit oui assez spontanément : « Fiat – Que ta volonté soit faite, Seigneur, nous sommes prêts ! « … Prêts à servir et à relever le défi de développer le sanctuaire dans toutes ses dimensions (spirituelles, matérielles, accueil, formation, culturelles,..) avec comme point culminant le centenaire du couronnement de la Vierge.
Quels types de groupes viennent au sanctuaire ?
Ch. : Tous types de groupes, des plus jeunes aux plus âgés : des rencontres paroissiales, des services diocésains ; des familles avec leurs enfants pour l’adoration du mercredi, des femmes pour vivre une journée de pause spirituelle et découvrir la figure d’une femme d’espérance ; des groupes scouts ; des Équipes Notre-Dame ; la communion Priscille & Aquila, le Parcours Alpha, la Communauté de l’Emmanuel, des groupes de prières, des groupes scolaires, …
Est-ce qu’il y a des possibilités de logement ?
M. : Nous avons actuellement deux hébergements qui s’adressent à des personnes seules, des couples ou des familles jusqu’à 3, 4 enfants. Ces ermitages, en pleine nature, se trouvent dans l’enceinte du sanctuaire. Se tenir à l’écart, comme au désert, offre l’opportunité aux pèlerins de vivre au rythme de la vie spirituelle du sanctuaire. Nous avons en projet la rénovation de 14 chambres dans le bâtiment Cana pour accueillir plus largement.
Est-ce que pour vous ce lieu est encore un lieu de grâces ?
Ch. : Nous pouvons voir dans la chapelle un grand nombre d’ex-votos. Aujourd’hui, les témoignages, via le Livre d’or, ont remplacé les ex-votos. Nous sommes, tous les jours, témoins des grâces obtenues en ce lieu : conversions, guérisons, consolations… Des pèlerins, parfois éloignés de l’Eglise, sont, pour autant, restés proches de la figure de Marie. Ils l’aiment parce qu’ils la reconnaissent comme Mère.
Grâces de consolation
«Ce lieu respire la paix et la sérénité. C’est par hasard que je tombe sur le Chemin de consolation inauguré quelques mois auparavant pour les femmes ayant perdu un enfant avant la naissance.
Ce fut un électrochoc, mon histoire me rattrape avec cet écriteau: «Femme pourquoi pleures-tu, qui cherches-tu?» Six ans auparavant, ce verset résonnait très fortement dans mon esprit à la suite d’une interruption volontaire de grossesse. J’avais 23 ans.
Cet événement a été un grand traumatisme. […]
J’ai vécu une descente aux enfers avec deux hospitalisations en psychiatrie. Je ne me suis jamais vraiment pardonnée cet acte.
Je découvre ce chemin de consolation et y accueille une bénédiction. […]
Le Seigneur, dans son infinie miséricorde, m’a fait dévier de ma trajectoire et m’a conduite jusqu’au sanctuaire de La Peinière pour me rappeler que Notre Dame console, que Jésus pardonne mais aussi redonne. […]
Une plaque a été déposée avec le prénom de ce petit être au sanctuaire. Apaisée et consolée que mon enfant ait trouvé un lieu de repos, je repars de La Peinière restaurée.» Thérèse
