Les actualités de la paroisse
Découvrez toutes les actualités de la paroisse ainsi que les événements à venir.
Les derniers articles
Les nouvelles de St Michel du 11/10 – Des ciseaux malheureux

La liturgie nous propose ce dimanche une « lecture brève » du passage de l’Évangile à lire. Il est tentant, de nos jours, de privilégier ce qui est court. Mais parfois les ciseaux qui découpent le texte dérapent et détruisent le sens du texte en question. C’est, semble-t-il, le cas ce dimanche.
La version brève de la parabole que Jésus adresse aux pharisiens et aux grands prêtres ne comporte que la première partie de celle-ci. Un roi invite certains de ses sujets au banquet des noces de son fils et ceux-ci refusent l’invitation. Le récit prend une tournure dramatique quand une succession de personnes sont envoyées et de plus en plus mal accueillies, jusqu’à être mises à mort. En réponse, le roi détruit les villes des coupables qu’il châtie.
Ne pouvant se résoudre à fêter seul le mariage de son fils, il fait remplir la salle du banquet par toutes personnes que ses serviteurs trouveront.
Il n’est pas difficile pour les pharisiens de deviner que les envoyés qui n’ont pas été accueillis, ou même ont été mis à mort, représentent les prophètes qui se sont succédés. De même, le roi qui marie son fils est facilement identifiable comme le Père du ciel. Et, puisque les pharisiens reprochent à Jésus de faire bon accueil aux pécheurs, il est aisé d’en déduire que le sens de la parabole c’est d’affirmer que ceux-ci bénéficient du refus de croire d’une partie du peuple de Dieu.
La parabole reprend donc le thème de dimanche dernier : À tous, Dieu offre gratuitement le Royaume. Mais, qu’ajoute la partie « facultative » ? Qu’un homme qui est entré sans l’habit de noces se voit jeté pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres. Et cela change tout. Michel Polnaref a créé une chanson restée célèbre : « On ira tous au paradis ». Et il est vrai que le Royaume nous est offert, qu’on n’a pas à le mériter. Mais, si on lit la parabole en entier, ne faut-il pas ajouter à la chanson : « Mais y restera-t-on tous ? Sans l’habit de noces, la sainteté, ne sera-t-on pas jeté dehors, comme les anges rebelles l’ont été ? » Dieu donne tout gratuitement, même l’habit de noces, la grâce de Jésus ! Encore faut-il le revêtir !
**Et si Dieu m’appelait à la sainteté ? Et si je m’y engageais ? Et si c’était cela le chemin du véritable bonheur ?**



