En savoir plus sur l'église
Historique
L’église actuelle de Janzé, en Ille-et-Vilaine, est l’église Saint-Martin, parfois désignée comme église du Sacré-Cœur. Son histoire est particulièrement intéressante parce qu’elle est le résultat d’une longue histoire religieuse remontant au Moyen Âge, mais aussi d’une importante transformation urbaine de Janzé au XIXᵉ siècle.
Une première église dès le Moyen Âge
L’histoire commence avec l’ancienne église Saint-Martin, qui se trouvait à l’emplacement de l’actuelle mairie de Janzé.
Une église dédiée à saint Martin est attestée à Janzé dès la fin du XIᵉ siècle. Vers 1090, Raoul de Janzé la donne aux bénédictins de l’abbaye de Marmoutier, en Touraine. L’église devient alors un prieuré dépendant de Marmoutier, appelé prieuré de la Franceule.
Janzé possédait alors deux paroisses et deux églises : Saint-Martin et Saint-Pierre. Cette situation perdure jusqu’à la Révolution française.
La construction de l’église actuelle : 1874-1887
C’est le curé l’abbé Rosignol, arrivé à Janzé en 1874, qui est à l’origine du projet.
Un terrain est choisi au nord du bourg, sur un espace dépendant de l’ancien manoir de la Grandinerie. Le
terrain est donné par le baron Théophile de Plazanet.
La première pierre est bénie en 1874 par l’évêque de Rennes, Mgr Godefroy Brossay-Saint-Marc.
Les plans sont confiés aux architectes rennais Jules et Henri Mellet, qui sont également à l’origine de l’église Saint-Martin de Vitré. Le chantier va durer plus d’une dizaine d’années : l’église est construite entre 1874 et 1887.
L’édifice est conçu dans un style néo-roman, très caractéristique de l’architecture religieuse du XIXᵉ siècle.
Les stalles et la chaire, en châtaignier, ont été réalisées par le sculpteur Augier, de Vitré. Le maître-autel est l’œuvre de l’entreprise parisienne Cachalfroc.
Les vitraux ont été confiés à la célèbre maison Champigneulle. Certains sont particulièrement intéressants sur le plan historique : dans l’un des vitraux des collatéraux figure notamment le portrait de l’abbé Rosignol, le curé qui avait lancé la construction.
Les autels latéraux dédiés à saint Pierre et à saint Martin constituent également un rappel de l’histoire des deux anciennes paroisses de Janzé.
Les cloches sont bénies en 1888 ; quatre cloches ont alors été fondues par la maison Bollée.
L’édifice bénéficie finalement d’une reconnaissance patrimoniale importante : il est inscrit en totalité au titre des Monuments historiques le 18 avril 2016.



