L'église Saint-Ouen aux Iffs
Sous l’impulsion des Laval, propriétaires du château de Montmuran, est entreprise au XVe siècle la construction de l’église paroissiale des Iffs. Elle se poursuit au XVIe siècle en particulier avec la famille des Coligny et grâce également à la générosité des habitants des Iffs qui jouissent d’une relative prospérité due à la culture de lin et du chanvre et à la production de toiles réputées et commercialisées jusqu’en Russie.
Avec une nef ouvrant sur quatre chapelles latérales, l’église a la forme d’une croix de Lorraine. Son aspect extérieur est représentatif du style gothique flamboyant breton : la façade sud est percée de deux fenêtres à trois meneaux dont l’une s’ouvre sur la chapelle du croisillon et la chapelle hexagonale proche du chevet. À l’origine, le clocher comme ceux des environs était constitué d’une charpente en bois couverte d’ardoises. Il en résulte un clocher néo-gothique, tout en pierre, ajouré et décoré d’ornements sculptés abritant depuis 1958 quatre cloches. Ce dernier a été restauré en 2019.
L’intérieur de l’église Saint Ouen est remarquable par la beauté de ses vitraux du XVIe siècle, réalisés par Michel Baionne. Au chevet, la grande verrière illustre la Passion du Christ. Dans les chapelles latérales, il faut admirer le jugement de saint Yves, la chaste Suzanne, l’Annonciation et l’Adoration des Mages, la Nativité et l’Assomption, la Transfiguration, sans oublier la décollation de saint Jean Baptiste.
À l’entrée de l’église, un remarquable bénitier octogonal portant la date de 1458 est orné de plusieurs sculptures dont une termine et une fleur de Lis qui rappelle que l’église des Iffs appartient à un fief placé soir la suzeraineté du Duché de Bretagne et de la Couronne de France.
À 500 m de l’église, la fontaine Saint-Fiacre entièrement en pierre taillée du XVIIe siècle, surmontée d’une croix de granit, passe pour être la seule fontaine close du département.
La légende raconte que saint Fiacre, patron des jardiniers, ayant soif alors qu’il passait par là, a frappé le sol de son bâton faisant jaillir une source intarissable à ce jour.
En 2025, cette fontaine a bénéficié d’une importante restauration avec la création d’un enclos et d’un petit bassin permettant la libération de l’eau vers l’étang voisin tout en développant une certaine biodiversité : la nature reprenant ses droits !



