Saint-Léger-des-Prés
Une implantation à l’époque gallo-romaine est attestée près de La Ville-Marie dont un gisement a livré des tegulae, un morceau d’amphore, des tessons de poterie et de céramiques sigillée du IIe-IIIe siècles. Plus au sud pourrait avoir fonctionné un atelier de tuilier. La voie romaine qui reliait Corseul à Jublains traversait le territoire de Saint-Léger.
C’est au XIe siècle qu’est mentionnée l’ecclesia de Sancto-Leodegario, que les bénédictins de Saint-Laurent de Saumur reçoivent en don avec les dîmes de la paroisse et unissent à leur prieuré de Tremblay. La déclaration du comté de 1580 laisse supposer que Saint-Léger est, à l’origine, un bourg fortifié enclos de douves. Le sire de Combourg, seigneur supérieur de Saint-Léger, y possède les landes de Landehuan, un emplacement de moulin à vent ainsi qu’un four à ban.
Sous l’Ancien Régime, le seigneur de La Rivière-Chantegrue, autrement dit de Saint-Léger, est chargé de faire le guet pendant les deux nuits que sépare le jour de la foire du 2 octobre. Au XVIIe siècle, voulant être dispensé de cette double veillée, il consent au transfert de la foire à Combourg.
La paroisse, peuplée d’environ 402 âmes en 1696, atteint son maximum démographique en 1881 avec 507 habitants. C’est par décret du 20 août 1920 que Saint-Léger devient Saint-Léger-des-Prés, en raison, paraît-il, de la qualité du beurre issu de ses pâturages.
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Trémeheuc
Les plus anciennes traces d’activité remontent à l’époque gallo-romaine avec des gisements de tegulae à La Favrie, Le Bas-Châtaignier, Le Rocher-Mazier et La Gallerie où se trouve une motte médiévale. Une autre motte subsistait dans le bourg au XIXe siècle.
Trémeheuc doit son origine à la fondation d’un des plus vieux monastères bretons érigé au VIe siècle par Maoc. L’église, dédiée à saint Martin, et le monastère font l’objet en 1503 d’une donation aux moines bénédictins de Saint-Florent-de-Saumur qui transforment le tout en prieuré. La terre et seigneurie du Châtaignier s’étendent en Trémeheuc, Combourg et Saint-Léger. Elle relève de la seigneurie de Combourg qui possède au XVIIe siècle à Trémeheuc cinq cents journaux de landes et sur l’une d’elles y a établi sa justice patibulaire.
En 1805 l’ancienne paroisse disparaît pour être rattachée au territoire de Cuguen. Une ordonnance royale du 16 avril 1826 la rétablit. Trémeheuc, peuplé d’environ 276 âmes en 1696, compte 472 habitants en 1876.
La commune connaît une petite industrie granitière qui fait travailler 25 tailleurs de pierre en 1881. Cette activité entame son déclin à la veille de la Première Guerre mondiale tandis qu’une fabrique de moulin à blé noir, Gagnard, subsiste plus avant dans le XXe siècle.



