Histoire de la commune de Bonnemain
L’époque gallo-romaine a laissé de nombreuses marques sur le territoire communal. Plusieurs gisements de tegulae et céramiques sigillées sont identifiés au Pont-Melin, à la Basse-Diablaire, à La Haute-Barbotais et à la Basse-Barbotais. À la fin des années 1960 sont exhumées à La Praie des tuiles à rebords et des dalles gravées de dessins, vestiges d’une villa gallo-romaine.
À l’époque féodale, la paroisse relève en partie de l’évêque de Dol et du seigneur de Combourg. Ses principales maisons nobles sont La Chèze, La Barbotaye, La Guilhommeraye, Trémigon. Jusqu’au XIVe siècle, les templiers ont quelques vassaux et mouvances à Bonnemain. Incluse dans la sub-délégation et le diocèse de Dol, la paroisse compte environ 402 feux dont 46 de valets, domestiques et servantes en 1739.
L’ère révolutionnaire est particulièrement troublée avec de nombreux et violents combats entre chouans et républicains dans les environs de Bonnemain. Avec l’arrivée du chemin de fer et la construction de la gare, dans les années 1860, la commune devient pour ses voisines une plaque tournante pour l’expédition de marchandises. Une usine d’électronique s’implante sur son territoire au cours des années 1970.
Histoire de la commune de Lourmais
Des fragments de poteries et de tegulae ont été retrouvés près de La Barre et d’Erbonne dont le survol aérien a révélé l’existence de substructions. À Combourg et Lourmais s’étendait la bailliage templier de Terre-Rouge dont les tenanciers devaient au commandeur une rente en argent et une paire de gants blancs à la fêe de saint Gilles.
La première mention de Lourmais concerne son église dont les bénédictins de Marmoutier possèdent encore le patronage en 1319. Le recteur est nommé par le prieur de la Sainte-Trinité de Combourg. La déclaration du comté de Combourg de 1682 indique que son seigneur détient 450 journaux de landes à Lourmais dont La Lande Basse, Téblen et Nivée. Relèvent aussi de sa mouvance la terre et seigneurie de Trémigon et le fief de Licouazière.
Bien que le sire de Combourg se fasse maintenir dans son droit de supériorité, les seigneurs de Trans détiennent les droits de fondation et de prééminence dans l’église de la paroisse. Ceux-ci disposent d’un enfeu dans le chœur, dont l’évêque de Saint-Malo demande en 1752 le déplacement, car il obstrue le passage vers la sacristie. La Charlopinais, Landrouillère, La Pannière et Le Breil – reconstruit au XIXe siècle – sont le siège d’anciens manoirs. Lourmais compte environ 400 habitants en 1667, 391 en 1861.
Installée à Lourmais depuis plusieurs siècles, la famille Blaire voit l’un de ses membres, Jean (1926-1999), administrer la commune pendant 45 ans (1954-1999), à la suite de son père, Jean-Marie maire de 1929 à 1953 et de son grand-père Julien, maire de 1898 à 1927.
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