Histoire de saint Gilduin et de saint Martin
Saint Gilduin
est né en 1052, il est le fils d’un Seigneur de Combourg et de Dol-de-Bretagne, Rivallon 1er. Sa mère, Aremburge, était la fille du Seigneur du Puiset, village situé entre Chartres et Orléans. Gilduin avait deux frères, Guillaume et Jean, qui furent moines à l’abbaye Saint-Florent de Saumur.
Son père Rivallon Chèvre Chenue et sa mère Aremburge étaient venus vivre dans leur château de Combourg. C’est là que leurs enfants grandirent et que Gilduin sentit s’éveiller en lui la vocation religieuse. Gilduin se fit prêtre et, malgré son jeune âge, il fut nommé chanoine de Dol, lorsque le cours de sa vie subit un changement inattendu.
Un conflit a opposé l’archevêque de Dol, Juthael, au Souverain Pontife Grégoire VII. Juthael en fit tant qu’il fut déposé et il se retira au Mont-Saint-Michel. C’est alors que se place l’épisode de l’élection de Gilduin au siège de l’archevêché de Dol. il était le fils du Seigneur de Dol et cette filiation l’emportait sur toute autre considération.
Gilduin, loin de se réjouir de cette élection, refusa sa nomination. Et comme on voulait le contraindre à l’accepter, il décida d’aller trouver le Pape à Rome, accompagné d’Even, l’abbé qui avait restauré Saint-Melaine de Rennes.
Gilduin exposa au Pape que l’on voulait l’élire du fait qu’il était le fils du Seigneur de Dol, ce qu’il ne pouvait admettre. Grégoire VII ne put que lui donner raison. Gilduin lui proposa de nommer à sa place Even, ce que le Pape accepta le 27 septembre 1076 en écrivant à tous les évêques de Bretagne une lettre
Gilduin et Even revinrent donc en France, mais au lieu de retourner directement en Bretagne, Gilduin décida d’aller rendre visite aux parents de sa mère Aremburge, au Puiset près d’Orléans, où se trouvait leur château. Malheureusement, il y tomba malade et demanda à être transporté à Chartres. Il vint prier Notre Dame à la cathédrale puis se réfugia chez les moines de l’abbaye de Saint-Père où il mourut le 27 janvier 1077, âgé d’environ 25 ans. Il fut enterré dans le chœur de l’église.
Il ne tarda pas à en être retiré, à cause des miracles qu’il faisait et fut placé dans une châsse le 5 mai 1165, à la réquisition de l’abbé Foucher qui, par l’intercession de ce saint, fut miraculeusement guéri des gouttes dont il était atteint.
À la Révolution, les reliques de saint Gilduin furent cachées dans l’épaisseur d’un mur de la petite église de Champhol, un petit village près de Chartres. On les y oublia pendant plus d’un siècle.
Le vendredi 26 mai 1944, une bombe tomba sur l’église toute proche. L’un des murs, fendu, laissa apparaître un coffret dont nul ne connaissait l’existence. Il contenait les reliques de Saint Gilduin, accompagnées de tous les documents d’authenticité. Elles furent ramenées à l’église de Saint-Pierre-en-Vallée, à Chartres, où elles se trouvent toujours
La chapelle du château de Combourg possède des reliques de saint Gilduin, offertes par l’évêque de Chartres à Mademoiselle Sibylle de Châteaubriand, le jour de sa première communion.
En 2005, le père Gérard Prioux va en pèlerinage chercher une relique de Saint Gilduin, tandis Emmanuel Ruault et Jean-Claude Romé préparent l’emplacement du reliquaire dans cet autel.
Les élèves de du collège ont réalisé les différents tableaux qui décrivent la vie de Saint Gilduin qui sont exposés dans l’église.
Au fil du temps, prêtres, diacres et laïcs se sont engagés pour faire de la paroisse un lieu de foi, de prière et de fraternité. Aujourd’hui encore, la paroisse poursuit cette mission : annoncer l’Évangile et rassembler tous ceux qui cherchent à vivre la joie du Christ.
Saint Martin
est né en 316 à Szombathely en Pannonie (Hongrie actuelle) aux frontières de l’Empire romain, où son père, officier supérieur, était en garnison. Il souhaite devenir chrétien mais à 15 ans, il devient soldat, la loi romaine contraignant les fils de militaire à s’enrôler dans l’armée. Il est muté en Gaule et c’est à Amiens dans l’hiver 338 qu’il rencontre ce pauvre à qui il donne une partie de son manteau. Certains disent la doublure de son habit. La nuit suivante, il a une vision du Christ portant le manteau avec cette révélation : « Ce que tu fais au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que tu le fais. »
À 22 ans, il est baptisé dans la nuit de Pâques. Puis il quitte l’armée et rejoint saint Hilaire à Poitiers.
C’est avec ce dernier qu’il fonde en 361 le premier monastère des Gaules à Ligugé en Poitou. Prière, silence, solitude et mortification 1, tel est le programme d’une vie quasi érémitique 2.
Cependant, il continue d’évangéliser les campagnes environnantes, tout en accomplissant un certain nombre de miracles. En 371, à la mort de l’évêque Lidoire, les habitants de Tours l’enlèvent pour en faire leur évêque le 4 juillet sans son consentement. Mais tout en devenant pasteur, administrateur, prédicateur, il poursuit son évangélisation en sillonnant l’Europe : voyages à Milan, Pavie, dans les Alpes, en Illyrie, création de monastères, comme celui de Marmoutier en 372 en amont de Tours.
Âgé de 80 ans, épuisé par ses tâches, saint Martin décède dans sa paroisse à Candes sur les bords de Loire, qui deviendra rapidement un lieu de pèlerinage. Son corps est transporté à Tours où il est inhumé trois jours plus tard, le 11 novembre 397, dans un cimetière chrétien à l’extérieur de la ville.



