Histoire de La Chapelle-aux-Filtzméens
Les origines du bourg restent encore mal connues. Il serait né avec l’établissement d’un prieuré par des moines itinérants venus de Saint-Méen, à 1 kilomètre du village actuel, sur le canal d’Ille-et-Rance. Ce prieuré passe ensuite aux mains des chanoines réguliers de Montfort.
Jusqu’au XVIIe siècle, La Chapelle reste une simple trève dépendante de la paroisse de Meillac. En 1630, elle est érigée en paroisse indépendante par l’évêque de Dol, Mgr Hector d’Ouvrier.
La bourgade, qui vit principalement de l’agriculture, va profiter à partir du XIXe siècle, et grâce à sa situation dur le canal d’Ille-et-Rance, d’un surcroît d’activité due à la navigation de plaisance.
Histoire de Lanhélin
Quelques vestiges de l’époque gallo-romaine ont été identifiés près du village de La Ville-Poulet. Saint Helen donne son nom à cette paroisse qui doit remonter à l’occupation du pays par les Bretons.
De l’ère féodale subsiste, jusqu’à une date récente, la motte de la seigneurie de Cobac dont on voyait encore en 1621 deux tours, l’une carrée et l’autre ronde ainsi que la masure qui servait de chapelle. Le Boishue forme l’autre grande seigneurie de la paroisse.
Lanhélin figure dans la liste des biens des templiers de la commanderie de La Guerche, énumérés en 1182. Le commandeur y prenait la moitié des dîmes de la paroisse qui compte à l’époque environ 300 habitants.
L’activité d’extraction et de taille du granit dans le bassin de Lanhélin-Saint-Pierre-de-Plesguen prend sa dimension industrielle à la fin du XIXe siècle avec les nouveaux procédés mécaniques de sciage et de polissage, ainsi que l’ouverture de vastes chantiers publics dans le pays de Saint-Malo. Les progrès croissants de la technique permettent bientôt une extraction au cœur de la masse granitique. Les pierres de couleur bleue sont visibles en France et à l’étranger. C’est une entreprise de la commune qui réalise au début des années 1970 la croix de Lorraine du célèbre mémorial de Colombey-les-Deux-Églises.
À la découverte de la Bretagne
Histoire de la commune de Meillac
Au XIXe siècle, subsistent dans le territoire communal quelques vestiges du Néolithique : des menhirs au village du Bourgneuf, dans un champ au nord-ouest du bourg, renversé, des tumuli qui ont livré des restes humains au Pont-Saint-Pierre ou dans les landes de Pirieuc et Fersac.
À l’époque romaine, le chemin Chasle reliant Corseul à Jublains passe sur le territoire actuel de Meillac. De nombreux sites de fonderies datant de cette époque sont identifiés à La Ville-David, au Ponçonnet et dans les anciennes loges de Pirieuc.
De l’ère féodale datent les mottes du Tertrais, La-Ville-d’Ahaut, La Motte ; le village des Ecrouteaux pourrait en abriter deux. Le cartulaire de la Vieuville, abbaye cistercienne fondée à Épiniac au XIIe siècle, mentionne l’existence de la paroisse de Meillac (Milliac) en 1137. Les moines reçoivent entre autres la terre de la chapelle Nazarie et le manoir de Pirieuc qu’ils transforment en prieuré.
Un lieu dénommé La Bataille conserve le souvenir du combat que livra Bertrand Du Guesclin au commandant anglais Robert Felton au XIVe siècle. Les seigneurs de la paroisse, hauts justiciers, possèdent leur manoir au Bourgneuf, au nord-est du bourg.
Peuplée d’environ 1 400 âmes à la fin du XVIIe siècle, Meillac voit une partie de son territoire, La Chapelle-aux-Fils-Méen, érigée en paroisse en 1630. La fabrique Plihon de moulin à blé noir, poivre à café est crée à la fin du XIXe siècle et connaît une certaine renommée jusqu’à l’arrêt de son activité à la fin de la seconde guerre mondiale.



